Les degrés de soumission

icone-reflexionIl est souvent de bon ton de dire qu’il y a 9 niveaux de soumission. Cette idée provient du livre de Diane Vera « The Lesbian S/M safety manual » publié en 1988.

C’est donc le nombre de référence que l’on peut trouver dans les sites/blogs et assimilés et reconnu dans les différentes communautés existantes.

En fait ces 9 degrés sont regroupés sous 3 grandes catégories:
1. Le (la) pseudo soumis(e)
2. Le (la) vrai(e) soumis(e)
3. L’esclave

(Et après on vient se demander: « Comment ça se fait qu’il y ait une distinction vrai/faux? »!)

1. a. Définit un penchant pour adopter un zeste de piment dans la sexualité.
– « Et si on jouait avec des glaçons? »

1. b. Définit un penchant pour les jeux de rôles jusqu’à, parfois, l’humiliation.
-« Oui Professeur, j’ai été une vilaine fille, je n’ai pas de culotte sous ma jupe! »

1. c. Définit un penchant pour jouer à l’esclave.
-« On dirait que tu m’aurais achetée et maintenant tu aurais décidé d’inspecter dans les moindres détails ta nouvelle acquisition alors que je te sers à boire ».

2. a. Définit un penchant à laisser de façon temporaire (et limitée dans les grandes lignes) le contrôle à son partenaire dans une recherche de plaisir personnel.
-« Je te donne rendez-vous au parking, je serai nue sous mon manteau, tu pourras faire tout ce qui te passe par la tête et qui me plaît sur le siège arrière de la voiture! »

2. b. Définit un penchant à servir autrui pour sa satisfaction personnelle, donnant le contrôle temporaire et limité dans les grandes lignes à son partenaire.
-« Ce soir, je suis ta soubrette, à tes ordres, je te servirai le dîner que j’ai cuisiné et puis tu me prendras dans la salle à manger pendant le service ».

2. c. Définit un penchant à servir autrui pour sa satisfaction personnelle, donnant le contrôle temporaire (jusqu’à ce que l’esclave en ai assez) à son partenaire.
-« Non, il n’est pas question que je passe sous la table pendant que tu manges ton dessert, je refuse et puis, maintenant, j’ai plus envie de jouer, tu m’as tout coupé, je vais me coucher! »

3. a. Définit un penchant à se placer sous l’égide d’un Maître/une Maîtresse, en le ou la favorisant, de préférence.
-« Je suis à toi, je t’ai obéit, j’ai bien été chercher tes affaires au pressing, je vais boire un verre avec mes collègues demain après le boulot, ça t’ennuie pas? »

3. b. Définit un penchant à se placer sous l’égide d’un Maître/une Maîtresse en tant que raison de vivre, en le ou la favorisant absolument.
-« Je suis à toi, non, la journée n’a pas été longue à la maison, t’attendre est un plaisir qui me rapproche sans cesse de l’heure où tu rentres, j’ai obéis et fait tout ce que tu m’as ordonné! »

3. c. Définit un penchant à se placer sous l’égide d’un Maître/une Maîtresse en tant que raison de vivre et loi, en le ou la favorisant absolument. (Utopie selon Diane Vera).
-« Je suis à toi, je t’obéis et je ferai n’importe quoi pour toi, tu es ma loi: n’est illégal que ce que tu décides! »

J’ai fait de mon mieux pour illustrer les degrés afin d’éviter un copier/coller, j’espère que cela se comprendra sans efforts puisque, la façon dont c’est définit dans le livre, je trouve ça plus qu’obscure!

Je suis davantage portée à croire qu’il y a 3 niveaux dont la gradation est: soumise, chienne, esclave.
La soumise: se prête volontiers aux différents jeux qu’on lui propose, les étudie et en fin de compte choisit ce à quoi elle souhaite adhérer. Reste indépendante dans ses choix professionnels, la gestion de ses finances, sa famille, etc… même si elle peut être conseillée par son Maître. Bénéficie de toutes ses possessions.

La chienne: il ne s’agit pas tout à fait d’une animalisation, un Homme reste un Homme, un animal reste un animal même s’il peut y avoir des similitudes. La chienne choisit son Maître et le reconnaît en tant que tel. Cela suggère ensuite une dépendance à beaucoup de niveaux voire tous puisqu’il peut imposer et décider. L’assentiment de la chienne est tout de même de préférence recherché. A des possessions limitées.

L’esclave: en version moderne, dépend complètement de son Maître, une fois que les règles sont définies, ne peut plus refuser. Son rôle est de se conformer et d’exécuter pour le bien être exclusif de son Maître, aucune négociation possible, perte du dialogue après coup. N’a aucune possession. Cela suggère évidemment une connaissance parfaite de l’autre.

Les deux définitions ont des similitudes, l’idée est que plus la soumission est importante, moins on s’appartient.
Certains préfèreront l’une ou l’autre ou encore progresser pas à pas.

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