Les cordes, le Bondage & le Kinbaku

Vanessa_2536cJe pense que cela s’est vu, nos sujets principaux d’intérêt sont les cordes utilisées dans le Bondage et le Kinbaku… A moins que cela soit l’inverse, parce que nous aimons ces disciplines, nous aimons les cordes.

Notre préférence va à la corde en jute naturel ou rouge 6 mm, en provenance de chez Osada Steve elle sont douces, souples et brillantes… Et sentent bon!

Elles ne sont pas trop épaisses, pas trop rugueuses (eh oui il y a des modèles sensibles) elles n’irritent pas les index, qui servent de crochets lors de la réalisation d’un bondage comme autant d’aiguilles qui tricotent. (Il y a aussi des ligoteurs à la peau sensible!)

Il n’y a pas de corde universellement parfaite, il y a juste la corde parfaite pour soi.

Il y a le bondage au sol et puis il y a la suspension; le temps de l’accélération.

Modeler un corps, le laisser s’exprimer dans la contrainte des cordes, un lien entre le corps et l’âme… De la terre jusqu’au ciel.

Avoir des cordes en main c’est prendre une responsabilité, celle du bien-être d’autrui, sa sécurité et l’acceptation de susciter des émotions parfois incontrôlables et un ressenti unique et individuel.

En quelques gestes il faut annihiler toute résistance naturelle du modèle; même s’il est consentant, il y a l’instinct de conservation, la recherche de l’échappatoire. il faut donc l’amener à céder, à déposer les armes et l’amener à ce point de rupture où il acceptera n’importe quel bondage, lové qu’il est dans une euphorie bienheureuse.

Et puis en plus du plaisir lié à la réalisation du bondage, il y a le plaisir des yeux une fois fini. Le recul, les retouches, parfois il y a les évolutions et changements de positions.

Enfin, il y a le temps où on détache tout, un modèle reste rarement longtemps dans une même position. non pas que ce soit inconfortable, les transitions le sont un peu mais quand la figure est fixée, tout s’équilibre et le poids est réparti équitablement.

Les déséquilibres ou transitions durant l’élaboration de la suspension font parfois un peu peur à certains modèles débutants qui cherchent à résister, qui luttent contre mais après quelques figures ils s’aperçoivent qu’il vaut mieux se laisser aller et ne pas se raidir, en recherche d’équilibre alors qu’ils sont maintenus en deux points sur trois.

Le temps pour le modèle de se délasser, c’est le temps pour celui qui attache de ranger ses cordes… 1, 3, 6 ou plus!

Prendre les boutons, papillon au milieu, tact-tac des pouces, laisser un peu de mou, prendre en main la corde « pliée » et enrouler les brins autour et en coincer un bout plié en deux sous l’avant dernier tour en prévision de la prochaine fois où il faudra tirer un coup sec sur les boutons, dérouler la corde, la jeter, attraper le papillon et le défaire d’un coup sec encore.

C’est le rituel de l’encordeur, moment où il réfléchit un peu, se concentre ou fait le vide.

Je ne peux pas dire pour les autres mais pour moi, quand j’attache il ne se passe pas grand chose dans ma tête. Je ne réfléchis pas à ce que je fais, je le fais. J’avance par étapes et j’agis car lorsque j’apprends, je fais en sorte que ça devienne un automatisme.

Il paraît que j’attache serré, c’est parce que j’aime bien les cordes tendues. Un karada bien symétrique j’adore! La géométrie des lignes droites en contraste avec les courbes du corps; c’est ce que je souhaite mettre en évidence!

Ça twist un peu parfois mais je cherche à me corriger. Débuter ne signifie pas qu’on est exempt de sensations, de ressenti.

Je n’ai pas attaché mes petits camarades et je n’ai pas vraiment joué aux cowboys et aux indiens… Oui la corde à sauter, l’élastique, la broderie, le tricot mais rien de plus et ça ne me plaisait pas plus que cela.

Ma rencontre avec le bondage date du début de mes études en Arts où j’ai découvert Nobuyoshi Araki, ça m’a tout de suite fascinée. Mon émoi a donc été visuel, esthétique. Et comme tout ce qu’on aime, on cherche à se l’approprier, savoir comment ça marche et savoir comment faire!

J’ai donc voulu apprendre mais en rencontrant Asdrubael en 2009 dans cette optique pourtant, la vie nous a fait prendre un chemin parallèle nous conduisant dans le DSM plus que dans le B.

Aujourd’hui, il est temps de sauter dans le trou!

Down the Rabbit Hole
« Down the Rabbit Hole » par John Tenniel

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