Le soumis et moi

icone-soumisC’est incontestable, j’aime beaucoup discuter, échanger, j’aime connaître ce que vivent les gens.
Internet est une façon rapide et facile à mettre en œuvre d’assouvir cette curiosité et, existent des tchats.
Je m’y rends parfois lorsque j’ai rien à faire, je m’ennuie alors, je papote!
La politesse est de mise, la netiquette!

Les soumis parlent d’eux, moi aussi je le dois pour donner le change même si je m’en passerais bien et dans la présentation, on se raconte plus ou moins brièvement.
Il apparaît que le soumis est une personne qui est très attirée par le fait que j’ai dominé de par le passé et qui donc, me parle espérant faire ressurgir ce coté qu’il recherchent frénétiquement.

La première chose que je recadre est systématiquement le fait de corriger le soumis qui m’appelle « Madame » ou « Maîtresse » à tort et à travers: non, je ne suis pas une Madame ou une Maîtresse. Non, je n’ai pas envie qu’on soit à mon service et qu’on s’occupe de mes pieds, ils vont très bien, merci!

J’admire la soumission masculine parce que dans mon idée misandre, c’est l’homme qui a la meilleure place. Le fait qu’un homme se soumette est infiniment plus émouvant que lorsqu’il s’agit d’une demoiselle puisque, pour moi, c’est dans l’ordre des choses.
Je trouve aussi le soumis très différent de la soumise.
Lui, une fois qu’il a décidé de se soumettre, ça l’est complètement et rien ne lui fait peur semble-t’il!
Quand les femmes chipotent, les hommes foncent et je trouve que c’est… renversant!

Ce que j’apprécie chez le soumis c’est que l’on peut parler chiffon. Moi qui ai tellement de mal avec mes congénères, c’est une façon d’évacuer le trop plein de mon coté fleur bleue sans peur d’être jugée, exercer les droits de la sororité et s’échanger des astuces, des conseils.

Mais souvent, très souvent, la provocation est de mise pour me faire pencher du coté de la balance que je ne suis plus et que je ne suis en fin de compte, pas!
Je trouve infâme d’imposer ainsi sa volonté, chercher, titiller pour obtenir des admonestations, des remontrances et des insultes.

Parlons de la vulgarité.
Le soumis est très vulgaire à mon sens, aucun soin dans l’écriture, il faut s’improviser Champollion pour comprendre quelque chose.
Non j’ai pas envie de le regarder se branler.

Non j’ai pas envie de le lire raconter des histoires sordides réelles ou non. Non, ça ne m’intéresse pas de connaître en détail ses fantasmes, ça a un nom, on peut en parler, discuter mais, non vraiment, les récits fantasmatiques ça ne m’intéresse pas!
Je trouve ça cru, inapproprié et terriblement mal écrit!
Si je veux lire des histoires, il existe un objet qui en contient où ceux qui les écrivent font au moins l’effort d’être lisibles; le livre.

Le soumis peut être servile et j’exercre la servilité. Je ne comprends pas comment on peut s’applatir sans que cela soit suscité. Les mots perdent alors leur sens et ne deviennent plus qu’un flot comparable à une radio dont le son s’étouffe au fur et à mesure des secondes parce qu’on baisse le volume.

Cette image n’est pas ce qu’on pourrait qualifier de jolie.
Je ne comprends pas comment c’en est arrivé là.

La sexualité primant souvent sur le fond, on tombe généralement sur des caricatures ou des erzatz.
Pourtant j’en ai rencontrés des soumis différents qui peuvent s’apparenter à des soumises dans leur comportement tout en gardant une touche masculine dans la pensée.
C’était il y a plusieurs années…

Alors, soumis, où es-tu maintenant?
Si tu ne te reconnais pas dans ce tableau surréaliste, c’est que tu es là!

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