Le lien dominant/dominée

C’est insidieux mais plus la relation avance dans le temps, plus les expériences se multiplient, plus se crée un lien invisible et ténu qui se manifeste d’un façon étrange.

On a une sensation de sécurité, la relation ne volera pas en éclats du jour au lendemain, pas de quoi s’inquiéter à tout va.

On a l’assurance de toujours progresser et s’améliorer, c’est rare d’en être persuadé, rare de le constater; la relation est équilibrée.

Et malgré la distance, l’autre est toujours présent dans sa tête, dans son corps, son cœur et son âme.

On peut alors assister à des scènes particulières…

Par exemple, hier soir, Asdrubael prenait le train pour Paris, il est logé par sa famille, il a son téléphone, son ordinateur portable.

Lorsque nous avons raccroché pour qu’il parte, une bouffée d’angoisse m’a submergée, je me suis levée et ai erré dans toutes les pièces comme un papillon aveuglé par la lumière, les larmes au yeux.

Pourtant, nous ne vivons pas ensemble mais la seule pensée que notre mode de communication pourrait être bouleversé (pas les mêmes horaires ou la même manière), de savoir qu’Asdrubael n’était pas chez lui m’a littéralement balayée.

Après ma petite crise de larmes, j’ai chauffée une bouillotte pour mes cervicales et me suis fait un chocolat. Ce chocolat, je l’avais acheté à Llivia lors de notre semaine au chalet pour le nouvel an, quand nous étions dans cette pâtisserie… Un souvenir…

Le boire m’a requinquée, je n’ai plus pleuré et me suis sentie beaucoup mieux.

J’avais peur que le lien se modifie, je m’aperçois que ce n’est pas le cas.

Ce lien si fort…

Les souvenirs sont importants, ils aident les soumises en cas de coup dur… A se souvenir de la solidité de ce lien.

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