« Le lien » de Vanessa Duriès

41jk7AedvWL._SL160_Lorsque j’ai acheté ce livre, les prix étaient encore en francs. C’est un des premiers livres que j’ai lu à connotation BDSM sur conseil d’une personne.

J’ai été fascinée par cette fille qui racontait comment son enfance l’avait conditionnée à être traitée à part, sexualisée et punie; les prémices d’une esclave.

On passe très vite sur les détails dans ce livre, très vite il est question de son maître Pierre de plusieurs années son aîné et l’histoire se déroule à Toulouse où, j’étais à l’époque.

Vanessa aime Pierre, Pierre aime Vanessa, il est sadique, elle est masochiste et tout va très bien sauf lorsqu’il va trop loin.

Son initiation se déroule en compagnie d’un couple chevronné, tout semble s’enchaîner à une vitesse folle.

Entre ses cours à l’université et ses séances et autres week-end, Vanessa semble heureuse mais est bien souvent rétive.

Le livre se termine sur la découverte par ses parents des pratiques de leur fille et, le fait qu’ils rompront tout lien avec elle.

Dans mon exemplaire, il n’y a que « Le lien ».

C’est ensuite la mort accidentelle de l’auteur et son maître qui fera sur un ton tragique la promotion du livre à intervalles régulières.

Aujourd’hui, je trouve cette ébauche de livre décevante et mal écrite, décrivant une relation que je ne souhaiterais à personne.

Pierre est son premier tout, elle n’a aucune autre référent et s’y accroche frénétiquement.

Vanessa ne voit pas ses faiblesses, tout n’est que force à ses yeux ou hostilités d’autrui.

A mon sens, son initiation a même été trop loin…

Quand on arrive à critiquer mon vécu, ma manière de vivre le présent, ces gens-là devraient crucifier Vanessa! Mais à l’inverse on l’encense et on en fait un idéal, une référence, une déesse.

Ce livre n’est pas pour moi « la référence BDSM », c’est un récit brouillon de pratiques désordonnées qui ne semblent même pas tenir compte des limites de Vanessa, et elle-même qui n’a jamais l’impression d’être à la hauteur, qui n’exécute rien parfaitement… Paradoxe pour une esclave! Et comment avoir une bonne opinion de soi dans ces conditions? Comment progresser?

A lire parce que tout le monde en parle mais à prendre pour ce qu’il est: une histoire morcelée, une éducation partiellement menée, des situations fantasmatiques fortes pour les sens mais qui négligent le mental de « l’esclave » Vanessa.

Et même j’irai plus loin en disant « qu’heureusement », cette relation n’a pas perduré, c’est sa perte qu’elle aurait signée!

Ceci dit, cet avis n’engage que moi.

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