Le collier

icone-collierComposante importante dans le folklore BDSM, le collier est un cadeau du/de la Dominant(e) au/à la dominé(e); du Maître à sa soumise.
Son but est de signifier de manière visible ou non l’appartenance de la soumise à son Maître et c’est donc elle qui en porte la marque, qui est ainsi « attachée » à son Dominant.
Ce dernier ne porte que peu souvent un signe distinctif puisque le signe le plus visible est la soumise qui se tient près de lui.

Bien entendu, libre à chacun de se créer ses propres codes. Ainsi le collier peut prendre la forme d’un bracelet, d’une bague, d’une chaîne de cheville ou tout autre ornement du corps.

Certains colliers sont des chaînes fines associées à un pendentif, sur lequel on peut faire graver le nom de la soumise, le nom du Maître, un numéro de téléphone ou toute identification que le Dominant trouvera utile d’y faire figurer ou encore un petit tube en métal qui se dévisse, contenant ces informations.

Nous avons donc là un parallèle avec les colliers que l’on peut mettre sur nos animaux.
Une propriété ainsi visible aux yeux de tous et qui veut aussi dire: « Ne me prenez pas, j’appartiens à quelqu’un! », qui informe par la même tout autre Dominant que cette soumise appartient à un Maître, qu’elle doit le lui désigner si le nouveau venu le souhaite.
Ce principe du médaillon/pendentif peut être adapté sur les bracelets et autre bijoux qui entourent une partie du corps.
Car, l’idée est là: être lié.

D’autres colliers sont de cuir ou en métal rigide et bien plus solide qu’une chaîne fine. Ils ont aussi une utilité autre que le symbole de possession et ont un design proche des colliers pour animaux. Un anneau à l’opposé de la fermeture est riveté afin de pouvoir y accrocher une laisse, un maillon ou mousqueton pour attacher la soumise par ce collier à tout ce que l’on peut imaginer.

C’est de cette manière que la personne soumise donne dans une attitude et une symbolique forte, sa liberté, qu’elle se confie entre les mains de celui qu’elle a choisi.

Le collier peut donc tout aussi bien être un accessoire de jeu qu’une image symbolisant l’appartenance de la soumise à son Maître.

Il est très souvent dit d’une personne soumise et sans Maître ou Maîtresse qu’il/elle est un(e) chien(ne) sans collier.
Le collier définit donc par essence le fait d’être engagé dans une relation particulière, à l’image d’une alliance au doigt des époux, c’est aussi l’idée du cercle qui est à retenir, la soumise se trouvant ainsi au centre de celui-ci, ni commencement ni fin, c’est un symbole éternel et stable.
Sans parler du parallèle à la sexualité qui est évident et fait référence aux organes.

Certains auront à cœur de très vite se lier à leur propriété et le collier rentrera vite en ligne de compte, une fois les premiers accords sur les activités BDSM définis ou encore à la signature d’un contrat.
Pour d’autres c’est quelque chose qui ne viendra qu’à la fin d’une éducation, comme récompense.
Pour d’autres encore, cela viendra à un moment fort de la relation, pour valider un pallier mais non pas encore un résultat définitif.
C’est donc à la discrétion de chacun, il n’y a pas de règles dans le domaine.

D’un côté c’est très rassurant, savoir que l’on appartient à quelqu’un, qu’il y a un objet qui signifie ce qui n’était alors dit uniquement par des mots.
De l’autre côté, c’est un peu inquiétant car il y aura la responsabilité inhérente à l’acceptation dudit collier: toujours lui faire honneur.

Il est à mon sens incontestable que la présence d’un tel objet sur soi a un pouvoir, celui de savoir se rappeler à notre bon souvenir à chaque mouvement.
Et c’est là le dernier point: le collier est là pour rappeler à la soumise sa promesse, sa position, sa place et c’est la réciproque pour le Maître qui le contemple.

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