La relation attacheur(se)/attaché(e)

Charming_1961Que se passe-t’il lorsqu’on attache?

Que ressent-on lorsque l’on est attaché(e)?

Voilà une grande interrogation sur ce rapport de « encore »! Mais plus que cela, c’est « encore avec toi »!

On dit souvent qu’il y a une confiance entre l’attacheur et l’attaché(e), l’un est responsable de l’autre, l’autre se remet dans les mains de l’un, …

Dès lors, comment peut-on attacher quelqu’un que l’on ne connaît pas? Comment peut-on exiger de quelqu’un qu’il se laisse attacher… Qu’il se laisse contraindre et restreindre?

Je vais parler de mon expérience mais, elle ne reflète que mon avis et ma vision.

Lorsque j’attache, je ressens un sentiment de plénitude et de vide dans ma tête.Il n’y a pas de rapport de domination, il n’y a pas de sexualisation, il n’y a que le plaisir de la corde dans mes doigts qui va sur le corps d’autrui le plus esthétiquement possible et je cherche, je cherche ma beauté, ma vérité et je m’entraîne, parfois c’est une réussite, parfois c’est un échec bienveillant car on apprend toujours d’un échec.

Lorsque je suis attachée, je ressens un bien être, une sécurité, je n’ai pas peur et c’est toujours confortable, je suis consciente de mon corps et des sensations que je reçois, de la résistance de la corde, de la force de la personne qui m’attache mais je ne me sens pas faible, juste au centre d’un monde, un mini monde; le mien, celui de ma bulle.

On apprend à se connaître au travers des cordes, on ne peut pas mentir sur soi, la personne qui attache voit tout de suite ce qui plaît et ce qui déplaît et les mots sont parfois superflus.

On ne peut exiger de quelqu’un de l’attacher, il faut qu’il le veuille, c’est pour cela que lorsque vous nous contactez pour être attaché(e), nous ne vous forçons jamais la main, c’est vos limites qui dictent la séance, il ne faut pas hésiter à parler si cela ne va pas et même si ça va!

Tout est affaire de consentement et de champs d’action de ce qui est supportable par le modèle même s’il arrive qu’il se dépasse et se transcende lors de figures compliquées ou douloureuses (se faire attacher par la cuisse par exemple exige une gestion de la douleur que seul le modèle peut faire).

La personne qui attache doit être à l’écoute mais peut aussi jouer avec son modèle, que ce soit un jeu, une séduction, un érotisme mais il ne faut pas mal interpréter la proximité physique qu’il y a entre la personne qui attache et la personne attachée et cela doit parfois faire l’objet d’une discussion préalable.

C’est ça que j’aime dans le Kinbaku et le Bondage!

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