Dans la rue…

icone-collierLe soir-même où j’ai reçu mon collier, il avait été décidé que nous irions au restaurant et sortirions par la suite, profiter des autres plaisirs qu’une ville comme Toulouse peut offrir à deux âmes complices qui viennent de poser les bases d’une relation toute nouvelle.

Il était drôle de voir que tout à chacun avait à cœur de s’apprêter… Pour moi, après cette journée à jouer, à prendre autant de douleur que de plaisir, tout était à refaire; le maquillage, la coiffure et puis auparavant, me rafraîchir un peu.

Je ne sais plus à quel moment Asdrubael me dit: « Tu mets ton collier?! » et moi de répondre « Comme tu veux ».

Afin de ne pas dénoter davantage que cela, j’ai noirci mon maquillage, ébouriffé un peu mes cheveux, j’étais déjà en noir et vue ma tenue composée d’un corset, d’un chemisier de style japonisant, d’un pantalon (eh oui, j’étais prête à assumer les gifles qu’il faudrait pour ce choix!) et de chaussures à lanières aux chevilles, un collier en cuir noir riveté métallisé ne jurerait absolument pas!

D’autant que mes autres bijoux sont en argent.

Dans la voiture c’était facile, bien que la rigidité d’un collier neuf blesse légèrement la peau sans l’entamer ou même la faire rougir. La tête haute par cette contrainte m’oblige même à me tenir droite!

Dans la rue, je n’ai pas cherché le regard des gens, l’examen du trottoir m’absorbait complètement, les femmes se souviendront là que talons et pavés n’ont jamais fait bon ménage!

Au restaurant, tous les regards que j’ai pu croiser étaient souriants mais là non plus, je n’ai pas tellement cherché à voir de réaction préférant plonger mon regard alternativement entre les yeux de mon Maître et mon assiette.

Globalement il me semble que ce collier n’a été perçu par les autres que comme un « bijoux » un peu original.

Par la suite, nous avons retrouvé Mr Vice dans un bar à Chicha.

Là, je me suis vénérée d’avoir tout de même mis un pantalon, s’assoir et se lever presque par terre avec un corset c’est déjà suffisamment compliqué sans avoir en plus à veiller à ne point tout dévoiler jusqu’à sa conscience!

Là non plus le collier n’a pas fait grande impression, regardé à la dérobée mais sans plus.

Il a été considéré comme une originalité probablement. Je pense que personne n’a saisi le véritable sens du port de celui-ci.

Entre deux bars et le retour, deux passants ont tout de même eu un regard insistant. Il n’était pas question d’un regard outré, ni curieux mais je les ai plutôt perçus comme cherchant à détailler la chose.

Est-ce qu’en l’exposant ainsi mon collier a perdu de sa signification?

Non, en fin de compte, pour moi, qu’il soit là ou pas, c’est la même chose. Ça ne reste qu’un symbole, un message disant que je ne m’appartiens plus, qu’il faut en référer à un autre que moi, à celui que j’ai choisi.

En fin de compte, j’aurais aimé qu’il y ait des réactions davantage visibles, j’étais à l’aise moi-même mais, je cherchais tout de même les regards, preuve que moi je n’oubliais pas ce collier.

Mais notre comportement l’un vis à vis de l’autre se passait bien finalement d’un tel signe d’attachement, aucun doute sur la nature d’au moins un des liens qui nous animait.

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