Cosy Party 2009

icone-dress-codeAvant la Cosy Party, nous avons eu le privilège de participer à une petite réunion privée dans un bar non loin de la boutique Dèmonia, une rencontre entre photographes fetish et modèles.

Il fallait amener un book et des cartes.

Nous nous sommes donc présentés à ce Happy Hour, un peu à la bourre comme d’habitude.

Inutile de dire que notre book était très loin d’être à la hauteur des autres mais pour ceux qui ont bien voulu nous écouter nous avons pu exprimer notre propos: le kinbaku technique plus qu’impressionnant ou esthétique tel que l’entend le sens commun.

L’esthétique se situe dans la réussite de la géométrie et dans l’exécution de la figure parfaitement.

Nous devons bien entendu travailler encore mais nous le faisons en couple, dans l’acceptation du corps, du mien, et pas pour la tête d’un modèle au joli minois.

C’est certain, ça fait moins rêver, c’est pas de la grande photo non plus mais pour nous la pureté du Kinbaku se suffit à elle-même et tel le vilain vers nous entrons dans notre cocon pour ressortir en papillon.

C’est aussi la volonté de partager ce moment, cette future évolution qui nous a poussés à y participer.

Nous avons bien discuté et fait de jolies rencontres, vues de belles choses et des idées vont germer.

Heureusement nous avions prévu de quoi nous changer ce qui nous a permis de nous rendre à la Cosy Party dans les caves Lechapelais sans perdre plus de temps en aller-retours.

L’entrée sans difficulté, nous nous changeons, je pousse un peu mon maquillage, mais je n’ai pas le temps de faire ce que j’aurai voulu et de redemander à Asdrubael un corsage en cordes dont je lui parlais depuis un moment, il faut y aller, rejoindre nos amis et connaissance et exercer ce que nous savons faire.

Il y a 3 salles: un salon/bar, une salle pour les démonstrations et un mini-donjon.

Le tout ne contient pas plus de 300 personnes, c’est plus intime.

Dans la salle des démonstrations, il y a un buffet dont seuls les fruits ont attirés mon attention, le resté n’étant pas à mon goût. Il y a des suspensions de Boxis, ce qui ne laisse de la place pour personne d’autre. Cette salle est son territoire apparemment, nous n’y retournerons pas.

Nous choisissons donc de rester près de notre assemblée d’amis et connaissance pour un premier Ushiro Takate Kote mais à l’envers, le devant derrière!

C’est très long à faire et les personnes qui regardent un peu n’ont pas la patience d’attendre la fin.

Une fois fini, je me promène partout et au moindre regard appuyé ou interrogateur sur mes cordes, j’explique, je donne une carte à l’occasion.

Je ne rechigne pas lorsqu’Asdrubael le défait, j’espère encore avoir mon corsage de cordes mais il n’a pas l’air très motivé… Une personne de ma famille devait nous rejoindre plus tard avec son dominateur et j’aurai aimé pouvoir lui montrer un tel ouvrage. Ce genre de corsage se rapproche davantage du bondage (à l’américaine) mais je l’aurais considéré comme un vêtement, retirant mon haut noir à ce moment là.

Non décidément, ça ne vient pas!

Je me laisse aller à un Bunny Bondage par ma nanny mais j’ai tellement été attachée ces derniers temps que je ne le tiens pas à cause de ma douleur péri-arthritique au bras droit.

Je suis très vite détachée.

Pas le temps de reparler du corsage de cordes que cette personne de ma famille et son dominateur arrivent. Les présentations sont faites, des verres sont offerts, ils apprivoisent la soirée et en font le tour. Les accompagnant un peu, je joue avec une succube possédée et la mords puisqu’elle le demande à plusieurs reprises, je n’y vais pas de main morte, nous nous heurtons gentiment mais sont prêtre n’a pas l’air d’accord, je passe mon chemin.

Pendant qu’Asdrubael reste assis l’air avachi, j’essaie de faire le tour de la soirée, je vais dehors retrouver les fumeurs, fais des connaissances ou les approfondies puisque nous sommes là pour ça.

J’ignore combien de temps j’ai été absente mais lorsque je pars à la recherche d’Asdrubael et que je le retrouve dans le mini-donjon en train de faire un Ushiro Takate Kote à cette personne de ma famille qui est du coup torse nue, je reste interdite.

Inéluctable que cette personne est davantage un modèle de choix comparé à moi…

Je le sais et, vu le lien familial qu’il y a de mon côté, nous avions convenu de règles dans chacune des parties afin de poser des limites… Qui viennent de voler littéralement en éclats!

Je me sens bafouée et humiliée…

Je troque mes larmes naissantes contre de la rage…

Mes gestes me trahissent, je fais comme si tout allait bien…

J’accepte ensuite que ma nanny me fasse un Ushiro Takate Kote et rabroue Asdrubael à chaque fois qu’il se mêle de trop de ce que ma nanny ne se souvient plus depuis le temps.

A peine terminé, je fais Houdini et libère mes mains lançant un « Bon on va fumer maintenant?! » qui fait rire l’assemblée et la personne de ma famille encore attachée, allongée sur une table gynécologique en train de se faire explorer par son dominateur mais, j’ai besoin d’air! Besoin d’être seule!

J’essaie d’esquiver et m’échapper d’Asdrubael qui voit que quelque chose ne va pas; c’est très facile de le semer.

J’ai toujours les cordes sur moi mais plus les mains liées.

Je vais dehors, je fume, je parle d’autre chose, ça m’oxygène la tête et j’arrive à relativiser.

Et voilà Asdrubael, nous sommes seuls, je lui exprime ce qui ne va pas et lui rends un objet qu’il m’a offert dans la journée lui disant qu’il n’est pas utile de passer à une étape suivante s’il est incapable de respecter la marche précédente.

Il s’excuse, me dit qu’il a oublié, alors que je lui avais parlé de blessures profondes, de craintes capables de m’ébranler. Je ne pleure pas, j’ai mal… Je suis enragée…

Entre plusieurs allers-retours destinés à éviter nanny et Asdrubael et membre de la famille et boire d’un trait un peu d’alcool, je me retrouve coincée par cette dernière détachée et rhabillée, la succube vient à mon secours me traitant de « salope », je l’ai mordue trop fort, elle prend mon visage dans ses mains et colle ses lèvres aux miennes et les force d’un bout de langue, en échange, je lui donne une carte…

La famille disparue, c’est Asdrubael qui me retrouve et me coince, je m’écroule dans un coin, il veut me détacher, il veut que je lui parle, j’éclate en sanglots; j’ai déjà tout dit!

C’est l’amoureux qui me parle, désolé qu’il est, j’aurai préféré qu’il soit plus ferme et règle le problème d’un ton péremptoire… Mais non, il ne le fait qu’en douceur et je crache mon venin.

La fin de la soirée reste trouble dans mon esprit, on me ramène et une fois au lit, c’est une crise telle que je n’en n’avais pas vécue depuis longtemps qui me prend.

Aucun souvenir de ce qui s’est passé en dehors du fait que ça a commencé par des larmes et que ça a été violent pour mon mental… Puisqu’il m’a fallu un temps de récupération.

Qu’est devenu l’objet?

Il a rejoint ma main droite, c’est une réplique miniature de mon collier… Une bague d’O comme diraient d’autres…

Je l’ai acceptée à nouveau… Même si j’ai mis un petit temps à redevenir celle que j’étais avant…

Aujourd’hui encore je me dis que ces réactions étaient démesurées mais je ne contrôlais rien… Et personne ne m’a contrôlée…

Asdrubael m’a dit que je n’étais qu’une domina qui, fatiguée, a préféré la soumission et que mon masochisme n’était qu’une illusion…

Il ne se rend pas compte mais il m’a gravement remise en question.

Je me demande si c’est la vérité ou si c’est qu’il ne sait pas se servir de moi.

Mon expérience précédente me ferait dire qu’il s’agit de la deuxième solution… Qu’il est kinbakushi avant tout et ne sait que peu me dominer.

S’il ne me gouverne pas de lui-même, je crains qu’il me soit impossible de jouer à la serpillière.

Ce serait là notre talon d’Achille? La D/s?

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